La mondialisation = la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes?

Voici une carte qui nous montre que n’importe qui n’est pas bienvenu n’importe où:

murs dans le monde

Pour une version agrandie de la carte, cliquez ici sur: Carte des murs dans le monde

« Tandis que l’enthousiasme apparu à la fin des années 1980 s’érode au fil de la décennie qui suit, les événements de 2001 marquent une césure. Le virage sécuritaire qui en découle entraîne dans son sillage la construction (ou la relance) de 24 murs en Asie centrale, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et en Afrique subsaharienne. […]  Si quelques murs ont des visées antiterroristes, la plupart ont une fonction antimigratoire: il s’agit d’empêcher l’entrée de migrants jugés indésirables. Les nouveaux murs incarnent le paradoxe de la mondialisation: dans un monde aux contours plus flous, les fortifications sécurisent les populations. »  Toujours plus de murs dans un monde sans frontières, Élisabeth Vallet, Le Devoir, 26 octobre 2009

Aujourd’hui, en 2013, il existe plus de 45 murs contruits de main d’homme sur la planète. Malgré qu’une ouverture complète de toutes les frontières à tous les migrants ne soit pas nécessairement l’objectif final à atteindre, il est tout de même pertinent de constater que l‘immigration n’est pratiquement jamais une affaire de portes ouvertes. Chaque pays définit une politique d’accueil restreinte de candidats sélectionnés, répondant aux besoins d’un territoire spécifique (pénurie de main d’oeuvre, déclin démographique, etc.) et ce pour une période de temps donnée. Ces migrants qui arrivent n’ont pas été choisis de façon désintéressée; ils sont fonction d’une demande pour leurs compétences professionnelles ou personnelles. Le Canada accomplit certes son devoir humanitaire envers les réfugiés, mais il ne faudrait pas croire que l’immigration en général est une question de gentillesse ou de bon coeur.

Pour aller plus loin,  je vous invite à lire un article fascinant du journal The Guardian de Mark Rice-Oxley, du 19 novembre 2013, accompagné d’une carte interactive et qui suit le parcours du journaliste et de ses collègues autour de 10 murs, dans 10 pays différents: Walled World