Si vous croyez que la culture n’a rien à voir avec les affaires, ces quelques statistiques économiques pourraient vous surprendre!

Extraits d’une étude faite par la Richard Ivey School of Business, à l’University of Western Ontario et intitulé La diversité : facteur d’avantage concurrentiel[1] :

  • La Banque de Montréal […] a augmenté son chiffre d’affaires en embauchant des employés qui parlent le chinois et sont donc mieux en mesure de communiquer avec les clients chinois. […] dans les succursales desservant la communauté chinoise, le rouge a été retenu comme couleur de l’entreprise, le bleu et le blanc étant associés à la mort et aux funérailles. Tous ces détails se sont conjugués pour assurer à la banque, au cours des cinq dernières années, une augmentation de 400 pour cent de l’activité commerciale dans la communauté chinoise.
  • Le Mouvement des caisses Desjardins, […] assure des services dans neuf langues, et des documents de mise en marché et de promotion choisis ont été produits dans ces langues […] Diane Deslauriers : « Si nous n’avions pas valorisé la diversité, nous aurions perdu des parts de marché. Si une entreprise n’est pas en mesure de comprendre la collectivité qu’elle dessert, les consommateurs, de toute évidence, iront ailleurs — où ils sont compris »

Principales conclusions d’un rapport de sondage effectué auprès d’entreprises québécoises, intitulé Entreprises diversifiées et talentueuses[2] :

  • La majorité des entreprises ont une perception positive ou plutôt positive des effets de la diversification ethnoculturelle.
  • Les pratiques de gestion de la diversité sont faiblement utilisées par la majorité des entreprises. Les pratiques les plus utilisées sont la flexibilité dans l’attribution des congés pour raison religieuse ainsi que la participation à des événements liés à la diversité.
  • Le recours à des interprètes internes ainsi que les différents types de formation aux employés (mise à niveau des qualifications et formation à la diversité) sont les pratiques jugées les plus efficaces.
  • […] moins du tiers [des personnes responsables de l’embauche] ont été formées aux principes d’une saine communication interculturelle, de non-discrimination ou à l’impact des préjugés et des stéréotypes.