Dans les années 1950, le président américain Richard Nixon en visite au Brésil fait un geste où son index et son pouce forment un cercle alors que les trois autres doigts restent en l’air. Pour lui, c’est un geste signifiant O.K., tout va bien! Or, au Brésil, ce geste est très vulgaire, équivalent à celui de montrer le majeur aux États-Unis!

En 1992, c’est au tour du président Bush de gaffer en Australie. De la fenêtre de sa limousine, il tend son index et son majeur vers le ciel pour former un V, signe de victoire ou de paix. Le hic, c’est qu’il le fait avec la paume de sa main tournée vers lui, ce qui fait rapidement passer la signification de son geste de positif à…très négatif!

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En 2004, un pilote américain, exaspéré par les nouvelles mesures de sécurité imposées à l’aéroport de São Paulo par les autorités brésiliennes en réciprocité de l’exigence d’obtenir un visa pour les ressortissants du Brésil désirant voyager aux États-Unis, est condamné à une amende de $12 000US pour avoir fait un geste obscène en montrant ses papiers à un officier.

Un agent de police brésilien déclare alors que le pilote a posé un «geste obscène  reconnu internationalement[3] »

Suite à la multiplication des échanges internationaux, existerait-il désormais un langage non-verbal vraiment universel?

[1] La diversité: facteur d’avantage concurrentiel, Dr. Jeffrey Gandz, Richard Ivey School of Business, The University of Western Ontario, Canada.
[2] Rapport du sondage EDIT-Entreprises diversifiées et talentueuses mené auprès des entreprises québécoises de juin 2007 à novembre 2008, Conseil des relations interculturelles
[3] Traduction libre de « an internationally recognised obscene gesture » tiré du site web http://news.bbc.co.uk/2/hi/americas/3397183.stm, 29 août 2013.