Le tiers des immigrants allophones en « rétention culturelle »

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201309/15/01-4689657-le-tiers-des-immigrants-allophones-en-retention-culturelle.php

LaPresse.ca publiait en exclusivité le 16 septembre 2013 les résultats d’une étude du Laboratoire de recherche sur la santé et l’immigration de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).


Mais qu’est-ce que la «rétention culturelle »?

La rétention est une des stratégies d’adaptation à la société d’accueil des immigrants. En général, les chercheurs s’accordent pour classifier ces stratégies en 4 grandes catégories:

  • La « rétention » ou « séparation »

Se replier sur sa culture d’origine et rejeter la culture de la société d’accueil (Berry et al., 1989).

  • L’« intégration »

Mélanger sa culture d’origine avec celle de la société d’accueil. Cette intégration produit une appartenance culturelle mutliple, c’est à dire que l’immigrant s’identifie à plus d’une culture (Berry et al., 1989).

  • L’« assimilation »

Renier sa culture d’origine pour s’imprégner totalement de celle de la société d’accueil. Cette stratégie est aussi nommée la déculturation.

  • L’« individualisme » ou « marginalisation »

Prendre de la distance avec sa culture d’origine, mais sans pour autant s’intégrer à celle du pays d’accueil (Berry et al., 1989).

Se dissocier à la fois de sa culture d’origine et de la culture de la société d’accueil pour préférer se définir en tant qu’individu (Bourhis et al., 1997).

Tableau 1

 Modèle des profils d’acculturation de personnes des minorités ethnoculturelles /immigrantes

Image pleine grandeur

Fasal Kanouté, Profils d’acculturation d’élèves issus de l’immigration récente à Montréal, Revue des sciences de l’éducation, Enseignement et cultures, Volume 28, numéro 1, 2002, p. 171-190.


 

Dans l’article de LaPresse.ca, il est important de lire le texte au complet pour constater que

« Une large majorité – 58% des immigrants allophones – s’intègre en adoptant des valeurs proposées par la société québécoise, mêlées à d’autres provenant de leur société d’origine.

Environ 10% s’assimilent en épousant complètement les comportements en vigueur ici, abandonnant du coup leur mode de vie prémigratoire.

…ce sont les immigrants d’Europe orientale – Ukraine, Russie, Moldavie, Roumanie – qui sont les plus nombreux à être en rétention culturelle et communautaire (36% d’entre eux).

…les immigrants originaires du Mexique et de l’Amérique centrale s’intègrent massivement (68%). »